Auckland des champs

 

On t’a parlé d’Auckland des villes, qu’on a découvert à notre arrivée avant de s’y installer pour 2 mois. On a aimé et on en a profité entre deux averses, cadeau d’un printemps capricieux, mais en vrai ? On a préféré la version nature, qui nous a mis des étoiles dans les yeux !

 

Entre plages Hollywoodiennes…

A une bonne heure d’Auckland, sur la côte Ouest, on retrouve notre lot de plages et cascades, célèbres pour leur beauté et plébiscitées pour leur promiscuité avec la ville. C’est là, sur la côte, que se retrouvent bon nombre d’Aucklanders en fin de semaine, pour chasser le stress et titiller les vagues sur leurs surfs (le plaisir de la glisse à la mode Australienne, les requins en moins).

Nous avons choisi de toutes les faire, les unes après les autres pendant court un road-trip, en marquant des pauses dodo pour profiter pleinement de chaque stop. Muriwai, Bethells, Karekare, Piha… Nous avons pris une maxi dose d’iode en quelques jours !

 

Muriwai et Bethells, nos coups de cœur

Nous avons trouvé Piha plutôt plate, alors qu’elle est probablement dans le top 2 des plus convoitées… là ou Muriwai et sa colonie de Gannett (Fous de Bassen) nous a laissé des étoiles plein les yeux. La plage de Bethells a quant à elle fait chavirer Romain, séduit par le sable noir et les contrastes fous que nous a offert le ciel ce jour-là. Les cascades, elles, sont dignes des meilleures pubs pour Tahiti douche, la pluie gratuite en bonus.


Pour la vidéo  » 1’30 à Muriwai « , c’est par là.

 
 

Bethells sand dunes et l’histoire du canard

Beaucoup de touristes s’arrêtent, comme nous, à la plage de Bethells… et ils ont bien raison ! En revanche, non loin de l’océan se trouve un autre spot naturel qui vaut le détour : Bethells Sand Dunes. Des dunes géantes de sable noir qui cohabitent avec la végétation locale, de quoi en prendre (encore) plein les yeux ! La météo n’était pas de notre côté ce jour-là, le ciel gris et bas nous a empêché de profiter des meilleurs contrastes… dommage.

Anecdote du jour ? On a croisé un groupe de randonneuses avec un canard qui semblait apprivoisé, il les suivait religieusement à chaque pas. On est restés là, à les regarder, c’était chouette ! Et puis le canard a changé de direction, pour se diriger vers nous. Et puis ce con de canard s’est mis à courir, toujours vers nous, mais avec l’air beaucoup moins sympa. Voilà comment on se retrouve comme deux glands à courir avec nos sacs sur le dos, pourchassés par un canard enragé. Il a eu de la chance qu’on soit des trouillards, sinon on le bouffait. Non mais.

 

La gentillesse des kiwis, act I

Avant de découvrir les dunes de sable noir de Bethells, on s’est activés pour trouver un coin où poser le van pour la nuit. Etant self contained, techniquement, sauf panneau indiquant l’interdiction formelle de camper, nous avons le droit de nous installer un peu où bon nous semble tant qu’on respecte les lieux. On tourne, on tourne… beaucoup de chemins qui mènent à des habitations et peu d’endroits au calme. On finit par jeter notre dévolu sur un bout d’herbe à la sortie du parking de la plage et du club de pêche. Le temps de souffler, et on voit les phares d’un 4×4 à l’arrêt. M*rde, un ranger ! On va surement devoir bouger… Je sors ma frontale et mon plus beau sourire, direction le 4×4 pour demander si on peut stationner ici. Le ranger est en fait… un pêcheur ! Il charge son bateau sur sa remorque et me confirme qu’on peut rester ici sans aucun problème.

A peine remontée dans le van, on aperçoit des mouvements de lampe dans le rétro… Zut, il a changé d’avis ?  Notre pote pêcheur me demande en fait si j’aime le poisson. Euh ? Oui, fin oui, j’aime bien le poisson. Et le voilà qui ouvre sa glacière pour me sortir un poisson gros comme la moitié de notre cuisine ambulante. Un peu gênée, je le remercie et lui dis que je ne sais pas quoi en faire moi, de son poisson. Je ne sais pas dépiauter ce machin gluant… Ni une ni deux, il sort un couteau, l’aiguise rapido, et me fais des filets, en prenant soin d’enlever les arrêtes.

Le temps de le remercier chaleureusement, le revoilà reparti chez lui. Et moi, les yeux ronds comme des billes et un sourire un peu couillon, en route pour montrer notre trésor du soir à Romain. Un coup à la poêle, un peu de beurre, du citron. A date, un des meilleurs repas qu’on ait fait dans le van.

 

…Et balades verdoyantes

 

Long Bay Regional Park

Tu as toujours voulu découvrir l’Irlande ? Annule tout de suite ton billet d’avion, et viens à Auckland ! A 1 heure au nord d’Auckland se trouve le parc régional de Long Bay, une pépite de verdure et de contrastes. A droite, l’océan qui choisira selon la journée d’être agité et menaçant, ou plus plat que la silhouette de Jane Birkin. A gauche, des champs vert pomme à perte de vue, ou la seule nuance de couleur provient des portes d’accès et barrières en bois. Gauche, droite. Droite, gauche. Ca en fait du contraste, entre falaises à pic et paturages sortis d’un fond d’écran windows !

 

Waitakere Ranges

Autre endroit, autre ambiance! Situé près de Titirangi, à l’Ouest d’Auckland, ce parc de 16,000 hectares permet de découvrir la végétation luxuriante locale. Du palmier en veux-tu en voilà, de la fougère à tour de bras, autant dire que l’immersion a été réussie ! On a par la même occasion pu nettoyer pour la première fois nos chaussures déjà propres ! Et oui, les Kauri, arbres endémiques de la Nouvelle-Zélande, ont longtemps été abattus à des fins de commerce. Si bien qu’aujourd’hui, on les protège et on les chérit tant qu’on peut. Cela passe notamment par un nettoyage minutieux des chaussures avant d’entre dans un parc, pour éviter la prolifération de bactéries qui pourraient menacer la survie de ces géants de la nature. On pschit, on frotte, on vérifie, et on file ! On a répété l’opération en allant plus au Nord, à la découverte de Whangarei.

 

Retrouve toutes nos photos dans la galerie dédiée, c’est par là.

 

On reste toujours aussi étonnés de trouver des spots de nature comme ceux-là à une heure ou une heure et demie de route d’Auckland, une ville aux allures de capitale. On commence à comprendre un peu mieux ce que peut être le quotidien d’un local, partagé entre une semaine mouvementée « à la city » et un weekend détente à la plage, surf sous le bras. On aime leur lifestyle, on aime leur ville, on aime leur nature. La région d’Auckland ne nous déçoit pas pour le moment. Un peu moins de pluie et on en tomberait amoureux !

 

 
 

Poster un Commentaire

Pas encore de commentaires... tu te lances ?

error: Uh oh ... contenu protégé !