Canterbury 1/3 | Le long de la côte


 

Hé Ho ! T’es toujours là ?!? Bon ok c’est vrai que ça fait un bon moment qu’on n’a pas publié d’articles sur le blog… Mais c’est parce qu’on est des gros flemmards super occupés à en prendre plein les yeux sur l’île du Sud !
Il est donc plus que temps de corriger ce manque de ponctualité narrative et de te raconter la suite de nos aventures dans le Sud. Après de sacrées péripéties dans la région des Marlborough, nous avons donc continué notre chemin le long de la côte Est, dans la région du Canterbury.

Pour la petite histoire, la marque Canterbury bien connue des amateurs de rugby tire directement son nom de cette région néo-zélandaise.

 

Nous avons vu tellement de belles choses dans la région du Canterbury que nous avons décidé de répartir notre récit en trois articles. Et aujourd’hui, on te parle de tout ce que l’on a vu sur la côte !

 
 

Kaikoura
Une ville en reconstruction

Après avoir quitté les Needles et sa plage brûle-pieds, nous avons fait une halte dans la ville de Kaikoura (se prononce Cake-Houra). Cette « bourgade » de 2000 habitants est surtout connue des touristes pour la diversité de sa faune marine, avec notamment la présence de baleines, de dauphins et de phoques. Malheureusement, cette petite ville très touristique a été lourdement frappée par un séisme de magnitude 7,8 en novembre 2016 (le plus fort jamais ressenti en NZ). Peu de victimes à déplorer fort heureusement (2 morts) mais des infrastructures ravagées et un accès à la ville depuis le Nord coupé pendant 2 années. Autant vous dire que l’économie en a pris un sacré coup
C’est dans ce contexte de reconstruction et via une route côtière (presque) toute neuve que nous sommes arrivés à Kaikoura city !

 

 

Phoques ! Phoques ! Phoques ! Ou pas.

Lily est contente d’aller nager avec les phoques !

Lily avait trouvé en ligne une excursion à faire pour nager avec des phoques en mer ! Virée en bateau et plongée avec tuba étaient au programme. Les vidéos de la compagnie donnaient envie : des phoques rapides et malicieux venaient jouer sous l’eau à quelques mètres, pour le plus grand plaisir des apprentis-plongeurs !

Rassasiés de tous les phoques que nous avions vus aux Needles, je laissais Lily profiter en solo de sa plongée (en surface) dans le grand bleu néo-zélandais.

Bon. Dans la pratique, l’expérience ne s’est pas révélée aussi extraordinaire qu’attendue… La visibilité dans l’eau n’était pas excellente ce jour-là et la plupart des phoques devait être en train de prendre l’apéro sur un rocher, parce qu’elle n’a pas vu grand-chose… Elle a bien vu quelques phoques mais rien d’exaltant pour ma pauvre plongeuse en herbes.

Du coup ça faisait un peu cher la virée en bateau (110$ quand même) mais tant pis !

 
 

Christchurch
Une ville à la recherche d’un nouveau souffle

Plus au Sud se trouve Christchurch, la deuxième plus grosse ville de Nouvelle-Zélande. Tout comme Kaikoura, Christchurch a été touchée par un violent séisme en février 2011 (magnitude 6,3) qui a fait 185 morts et détruit une bonne partie de la ville. Depuis lors, la ville a travaillé fort pour se remettre sur pieds. Le street art a envahi les murs, pour le plus grand plaisir des yeux, et des containers maritimes convertis en boutiques designs et restaurants branchés ont poussé un peu partout dans les rues. Les brasseries artisanales sont partout, la bonne humeur en terrasse aussi. C’est agréable.

On sent tout de même en se baladant dans le centre que tout n’est pas terminé : il reste encore beaucoup de bâtiments à reconstruire et il y a pas mal de zones en friche dans le centre. Mais la volonté de remettre la ville sur pieds rapidement est là, et ça fait plaisir. On a arpenté ses rues colorées, bu quelques bières/thés dans des bars. On a profité de l’ombre offerte par le grand jardin botanique de la ville, le temps de quelques parties d’échecs (#Papi et Mamie sont de sortie). Bref, on a apprécié la ville, même si on s’y est moins plus qu’à Wellington (ou même Auckland).

 

Mon micro-stage en micro-brasserie

Un des moments tant attendus de notre halte à Christchurch était mon premier stage en micro-brasserie. Hein ? Quoi ? Je ne t’ai pas raconté que ma merveilleuse copine m’a fait la surprise de me dégoter des stages dans des micro-brasseries de l’île du Sud ? Beh voilà, le premier arrêt c’était à Christchurch chez les Three Boys. Belle brasserie renommée pour la qualité de ses bières, le contact par mail avec eux il y a quelques mois avait été plus qu’encourageant. Excité comme une puce à l’idée de découvrir enfin une brasserie de l’intérieur, j’ai finalement mis les mains dans le cambouis pour… une journée.

Ah c’était bien hein ! Discussion avec le brasseur en chef, pelletage de mash, envois de commandes, embouteillages… j’ai tout fait ! Mais c’était pas vraiment ce que j’avais prévu initialement en termes de durée… Il semblerait que je sois arrivé dans une période plutôt creuse pour eux, alors j’ai fait mon petit tour et puis s’en va ! Ça m’a tout de même permis de bien discuter avec Thomas, le mec qui gérait la ligne d’embouteillage.

 

Jeune trentenaire installé à Christchurch depuis un bon bout de temps, il nous a invités avec Lily à boire un coup (des bières) chez lui à la fin de la journée puis nous a emmenés jusqu’au sommet de Port Hills, ces superbes collines qui dominent toute la ville. De là haut la vue avec le soleil couchant était simplement excellente ! Puis si jamais ton truc c’est le VTT de descente, tu vas te régaler parce qu’il existe tout un tas de pistes spécialement conçues pour ça à Port Hills.

 

 
 

La Bank Peninsula et Akaroa
Un volcan de tranquillité

Un peu plus à l’Est de Christchurch se trouve la péninsule de Bank. Ce morceau de terre tout droit sorti d’une grosse éruption il y a des centaines d’années est un véritable enchantement pour les yeux. Elle abrite notamment la petite ville d’Akaroa, véritable bastion français en terre kiwie. En effet, c’est sur cette péninsule que s’installèrent aux alentours de 1840 plusieurs colonies françaises. Le pays étant déjà sous souveraineté anglaise, les braves français n’ont pas tenu bien longtemps malheureusement, mais ont tout de même marqué l’histoire de la NZ de leur bref passage ; C’est ainsi qu’il n’est pas rare de nos jours de trouver des Kiwis portant un nom de famille très français !

Aujourd’hui, la présence française à Akaroa fait plus partie du folklore culturel et mercantile que d’un véritable héritage historique : on te brandit du drapeau français sur toutes les échoppes, tous les noms de rues sont en français, on embauche du jeune Français en PVT pour assurer les postes en vente (la French touch avec le gros accent ça fait vendre à Akaroa)… C’est sympa, c’est paisible, on a aimé notre temps à Akaroa ! On sent bien qu’il fait bon vivre dans cette petite ville de 770 habitants à l’année.

 

 

Opération dîner gratuit

Petite anecdote sur notre séjour à Akaroa : nous étions garés sur notre parking de dodo près de l’océan. Je travaillais sur l’ordi, tranquillement attablé dehors sur une petite parcelle d’herbe proche de la station de nettoyage à bateaux… Des bateaux attelés à de gros pickups défilaient devant moi pour leur petite session de nettoyage après leur virée en mer (oui les gens à Akaroa font beaucoup de bateau…). Puis voilà qu’un mec qui nettoyait alors son bateau vient me parler :

Bronzage bicolore et queue de langouste

 

– Salut ça va ?
– Imotep Imotep.
– T’aime ça la langouste ?
– Hein ? Euh beh ouais ! Enfin j’imagine… (Toujours répondre oui dans ces cas-là)
– Je reviens d’une session de pêche avec mes enfants et on en a pêché un peu trop (#Problème de riches). T’en voudrais une ?
– Ouais carrément ! Je vous dois un truc ?
– Mais non gros, c’est offert par la maison, ça fait plaisir*
*Propos librement adaptés de l’anglais par l’auteur de cet article

 

Et là, il sort une caisse remplie de langoustes gigantesques ! Pour vous dire, il a eu du mal à en trouver une « petite » qui pourrait rentrer dans notre poêle de 30cm de diamètre… Le must : il l’a même coupée et préparée pour nous ! Manquait plus que la petite bouteille de vin blanc que je me suis empressé d’aller acheter et le repas du soir était prêt !
Ils sont bien sympas ces Kiwis quand même…

 
 


En bref, la côte de la région du Canterbury vaut le détour : la route au Nord et au Sud de Kaikoura est magnifique (malgré les dégâts du dernier séisme) ; avec les Needles, c’était la première fois que nous voyions autant de phoques partout depuis le début de notre voyage ; et surtout nous retrouvions enfin le soleil après pas mal de grisailles dans les Marlborough. Tout ça avait un air de vacances plutôt appréciable (paradoxe ultime quand tu es en vacances pendant 1 an…) !

Je ne le savais pas encore mais tout ça n’était qu’un bref aperçu de ce que la région avait à offrir en termes de paysages de dingues… Les jours à venir allaient se révéler encore plus beaux, avec notre première excursion dans les Alpes du Sud… A suivre dans notre prochain article !


Pour la galerie photo, c’est par là.