Traverser le Waikato

La barre était placée assez haut, après la diversité et la beauté des paysages du Coromandel : on avait presque peur d’être déçus ! Notre passage éclair dans la région ne nous a pas empêché d’en profiter pleinement, entre paysages et apéros retrouvailles…

 
 

Premier stop : Hamilton
3 ans après, comme si c’était hier

J’avais rencontré Hamish et Jeanette il y a trois ans, lorsque je cherchais à acheter mon premier van en Nouvelle-Zélande. La négociation n’avait pas abouti sur une vente, et j’avais opté pour un autre van à l’époque. Et puis Hamish m’avait recontactée, me proposant de passer les voir pour « des affaires à récupérer ». Je découvrais tout juste la gentillesse véritable des kiwis, et ne comprenais pas trop la démarche : je cherchais où était l’arnaque ! Une fois arrivée sur place, j’avais reçu une énorme corbeille d’affaires : des draps, des oreillers, des livres de randonnées… un trésor pour la jeune backpackeuse que j’étais ! Ils m’avaient alors expliqué qu’ils avaient voyagé en van en Europe, il y a plus de 20 ans, et qu’ils voulaient « aider ». J’avais été profondément touchée par leur geste et l’accueil royal qu’ils m’avaient réservé à l’époque.

La magie des réseaux sociaux faisant, je ne concevais pas de passer par Hamilton sans les contacter. J’avais hâte de leur présenter Romain aussi. Le rendez-vous était donné pour un soir de semaine. A notre arrivée, rien n’avait changé : le quartier, la maison, la voiture de Hamish, le sourire et le regard pétillant de Jeanette… je faisais un bond dans le passé en quelques minutes.

Notre soirée a été rythmée par les nouvelles des uns et des autres, les discussions sur le voyage et les interrogations liées à notre nouveau mode de vie… et puis nous passions la nuit dans notre van, au calme dans leur jardin. Le petit-déjeuner le lendemain s’est fait sur la terrasse, choyés par une Jeanette hyper attentive qui nous a donné envie de rester des semaines chez eux.

 

C’est ça aussi la beauté de la Nouvelle-Zélande, ces rencontres au hasard d’une vente ou d’une randonnée, qui changent à leur façon notre quotidien. On est repartis rechargés d’énergies positives, avec un sourire sur la face et dans le cœur. Merci Jeanette et Hamish.

 
 

Les jardins d’Hamilton

Avant de quitter Hamilton, arrêt conseillé par nos hôtes de la veille : les jardins de la ville. Sur le papier, on est moyennement emballés, les jardins et nous.. comment dire… ça nous excite moyennement. Soit, allons jeter un œil. Finalement, nous avons adoré ce stop non prévu ! Nous avons parcouru les jardins avec plaisir, découvrant les différents univers qu’il abrite : jardin japonais, jardin anglais, design, futuristes, maoris… on est passés d’un continent à un autre, d’une époque à l’autre en poussant simplement quelques portes… on s’est régalés !

On a croisés les Beatles asiatiques !

 
 

Deuxième stop : Raglan
Le célèbre spot des gens branchés

A Auckland, on te parle de Raglan. Dans la Bay of Plenty, on te parle de Raglan. Raglan, LE spot des surfeurs branchés, des bobos en phase avec la nature. On ne pouvait pas louper cette étape ! Cap à l’Ouest, à la découverte de cette ville.

Bon, on ne va pas te mentir, on n’a pas fait « Waouh ». Pour l’instant, Raglan c’est notre Mont Saint-Michel kiwi… on en attendait beaucoup (trop?) et on est restés un peu bof face à la bête. Oui c’est mignon, oui c’est branché bobo-cool-robes-à-fleurs, mais pas de quoi casser trois pattes à un canard. On a probablement manqué la seule jolie plage, et la météo n’a pas franchement cherché à nous faire rester (le swell était offshore et les vagues absentes, alors on n’a pas pu surfer. On attend toujours notre vague.). Sans compter que ville populaire rime avec difficulté de camper pour nous : peu de spots gratuits et accueillants pour les véhicules autonomes, ce qui était une première pour nous.

 

Bridal Veil Falls

Raglan, à défaut d’être la ville de notre cœur, peut se targuer d’avoir une cascade incroyable : les Bridal Veil Falls. Littéralement, la cascade « du voile de la mariée ». Une fois arrivés sur place, on comprend d’ou vient ce nom romantique : la cascade est impressionnante du haut de ses 55 mètres ! L’environnement qui l’entoure a quelque chose de spécial : des nuances de verts et de noir, entre végétation et roche brute. On a dévalé les 241 marches qui séparent son sommet de sa base en un rien de temps, excités par la vue que nous offrait cette magnifique chute d’eau.

Bon, Raglan, on t’accorde quelques points pour la cascade. Allez, on est comme ça. Mais pour le reste, on poursuit notre chemin vers un peu plus d’animation, direction Waitomo !

 
 

Troisième stop : Waitomo
Waitomo, des vers luisants et du fun
 

On t’en a longuement parlé dans notre article « on a exploré des grottes à la recherche de vers luisants », alors on va t’épargner un nouveau passage long comme la bible ! On va juste se répéter et dire qu’on a vraiment, vraiment (vraiment), aimé cette expérience ! Première grosse dépense dans une activité en Nouvelle-Zélande (150 dollars par tête, quand même), et on n’est pas déçus ! Pour le reste, pas grand chose à faire dans la ville… c’est plus une autoroute à touristes qu’un endroit qui donne envie de s’arrêter.

 
 

Quatrième et dernier stop : Kawhia
Notre coup de cœur anti-touristes

On t’avait déjà parlé de Hot Water Beach, la fameuse plage du Coromandel où on peut creuser son propre jacuzzi à quelques pas de l’océan frais. On n’avait moyennement apprécié l’expérience à cause de la foule bien trop présente. Et oui, on est des touristes, mais on évite rigoureusement les touristes. Jeanette nous avait parlé de Kawhia avant que l’on quitte Hamilton, elle nous l’avait présenté comme un « must do ». Je l’avais moi aussi repéré, mais sans grande conviction. Pas vraiment sur le chemin, Kawhia a quand même éveillé notre curiosité au point de faire le détour.

Après plusieurs kilomètres dans la pampa kiwi, on arrivait à la fameuse plage. Pas grand monde sur le parking, c’est bon signe… normalement on est bons sur les horaires de marées, on a la pelle, les maillots de bain… on est prêts !

Le sable est noir et doux, le chemin jusqu’à l’autre coté de la colline est agréable. Surtout, on ne croise toujours personne : Romain et Lily contents ! On aperçoit enfin l’océan : on compte à tout casser 10 personnes. Que des locaux qui viennent pêcher ou occuper leurs enfants dans des piscines naturelles. Il faut grand maximum 3 minutes à Romain pour avoir jeté son sac et sorti sa pelle : j’ai l’impression moi aussi d’emmener mon petit faire joujou dans le sable noir. A vrai dire il a passé plus de temps à construire son fort « anti attaque de l’océan » qu’à vraiment se tremper les miches. Moi ça m’allait !

 

Le majestueux fort a résisté à trois attaques de l’océan avant de se faire déglinguer la face céder dignement aux derniers assauts. J’ai vu mon petit Romain avec le cœur gros, submergé par la déception. Une chance qu’il ait choisi le marketing au génie civil, je te le dis moi.


 
 

Ces rencontres fortuites qu’on apprécie toujours autant

Une fois notre jacuzzi sauvagement démoli par dame nature, et moi parfumée sauce crevettes/moules grâce à ce beau sable odorant, on rejoignait notre maison à roulette. On salivait à l’idée de prendre enfin notre petit-déjeuner ! Mais ça c’était sans compter sur la rencontre de deux locaux, garés juste à coté, avec qui on a fini par tailler la bavette pendant une bonne heure autour d’un thé et de petits gâteaux. Des copains de route ! Sauf qu’eux avaient une bonne cinquantaine et un char de compétition : notre Logan faisait figure d’un pot de yaourt à coté de leur bus aménagé ! Cartes de visites échangées, on croisera peut-être leur chemin à Tauranga…

 


Pour voir toutes les photos du Waikato, c’est par là.

La prochaine étape ? On part découvrir la région de Taranaki !


 
 

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