On a exploré des grottes à la recherche de vers luisants

On venait tout juste de reprendre la route, les paysages nous en mettaient plein la vue, la nature nous apaisait et pour autant… on en voulait toujours plus ! Alors quoi de mieux pour explorer la Nouvelle-Zélande de fond en comble que d’aller la découvrir… sous terre ? On est partis à la découverte des grottes de Waitomo, célèbres pour leurs vers luisants.

 

Notre aventure avec Kiwi Cave Rafting
Bien heureuse boulette

Au départ, on voulait réserver notre sortie exploration avec la compagnie la plus connue : beau site web, marketing soigné, communication au poil… on avait d’ores et déjà cedé aux sirènes commerciales. Pendant la réservation, à l’affut des moindres réductions et promos, Romain a fini par payer… chez une autre compagnie ! Les noms sont proches, les packs similaires… on s’est fait bananer ! Bonjour la sortie avec Kiwi Cave Rafting, dont le site internet ne faisait pas franchement rêver. Trop tard, on a payé pour le lendemain. Oups.

Entreprise familiale : pas sexy, mais plus conviviale

A notre arrivée, on découvre les bureaux de la compagnie : on espère qu’ils ont investi tous les bénef dans les équipements, parce que clairement, ils ne les ont pas mis dans les locaux ! On voit débarquer un jeune homme, on lui donne 17 ans à tout péter. Pas rassurant, c’est à priori notre guide. Tom, de son petit nom, nous reçoit et se montre hyper accueillant : il sera effectivement notre guide pour la sortie de 8h. Sur le listing, on découvre qu’on ne sera que 4 participants, et vu les noms, on sait qu’on sera avec d’autres français : Emy et Alex.

 

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Des aventuriers dans l’âme
Combi qui pue et style approximatif

Après une bonne vingtaine de minutes de route, tous chargés dans le mini van de Tom, on arrive à l’endroit tant convoité : les fameuses grottes ! La compagnie Kiwi Caves Rafting exploite une des nombreuses grottes de la région : ils ont aménagé un petit camp de base non loin de l’entrée, nous permettant de nous équiper avec les combinaisons et les bottes. Autant dire que notre glamour on l’a laissé a l’accueil au moment d’embarquer pour la folle aventure : les combi humides sentent le rat crevé, les bottes de pécheur sont taillés pour des hobbits, et on nous demande d’enfiler un sur-pantalon probablement cousu par un aveugle manchot vu le design de la chose. Ajoutons le casque par dessus, et on atteignait le combo parfait.

Des bonnes têtes de vainqueurs !

 

Arrivée sur le site : on ne rigole plus.

Après un rapide entrainement aux rudiments du maniement de la corde, Tom nous emmène à l’entrée de la grotte. On n’y va pas par quatre chemins, l’aventure commence par une descente en rappel, suspendus à 30 mètres du sol. Je pousse élégamment l’autre nenette qui espérait passer en deuxième : pas question que je teste la solidité de la corde, je suis courageuse mais pas vraiment téméraire. Plus elle s’approche du bord de la plateforme, plus j’ai envie de me barrer : encore une belle idée cette sortie quand tu as le vertige ! Tom fait des blagues, elles me détendent mais ne font pas disparaitre ma frousse.

Je ne vois plus Emily, l’autre française. Ca veut dire que mon tour approche, m*rde. J’ai chaud, ma combi pue, je colle, les bottes me font mal, et maintenant voilà que je vais devoir aller me balancer dans le vide en me rappelant bien de toutes les manœuvres avec la corde. Il avait dit quoi déjà, dessus le nœud ? Dessous ? Voilà, je vais claquer maintenant, après seulement 2 semaines d’aventures. Adieu.

Ayait, je suis supendue dans le vide. Tom pousse le vice et me demande de sourire pour les photos. Bien sur. Mais oui. J’ai le pipi de la frousse et envie de vomir, mais vazy envoie ton flash. La descente se fait en douceur, et je reconnais que j’y prends du plaisir, à ma grande surprise ! La vue est incroyable : la lumière tamisée s’infiltre entre les parois de la grotte, le silence est uniquement perturbé par le bruit des gouttes qui frappent les roches. On s’attend à voir sortir un elf de derrière un caillou. Magique.

  • On fait moins les malins...

L’eau est froide. Gelée. Mais l’excitation du moment prend le dessus et nous fait oublier les désagrements mineurs. Tom nous donne une bouée chacun : que le fun commence ! Et… Non. On marche à contre courant pour remonter plus haut dans la grotte. On arrive dans un cul de sac, on cherche des vers luisants, mais rien. Que dalle. Tom nous invite à nous assoir et éteindre nos frontales. On obéit, on a bien trop hâte de voir le spectacle ! On aperçoit une dizaine de points lumineux, Tom nous demande si on apprécie le spectacle. On a beau ne pas être télépathes, je sais que Romain pense la même chose que moi à ce moment précis : « ils se foutent un peu de notre pomme là, hein ? 10 spots lumineux et on vient de lâcher un rein ? Attrape-couillons va« . Un énorme bruit nous sort de nos pensées de frustrés : 3 énormes détonations viennent de retentir sans qu’on ne sache trop d’où elles viennent ni à quoi elles correspondent. Pas le temps de chercher plus longtemps, au dessus de nos têtes c’est un spectacle à t’en filer la chair de poule pour des années.

La voie lactée accrochée au plafond. Les 10 pauvres spots se sont transformés en plusieurs centaines de lueurs bleutées. On reste assis là, ébahis par le spectacle que vient de nous offrir Tom, dans un silence religieux. C’est un de ces instants qui se passe de commentaires.

On finit par se relever, pour observer les vers luisants de plus près, poser nos questions à Tom et dire bonjour aux anguilles qui nous tournent autour. Un moment un peu hors du temps.

 

Des bouées et du fun

On redescend vers le point de départ : cette fois-ci on suit le courant, ça sent bon la balade en bouées donc ! Bien vu, Tom nous demande de nous installer à la file indienne en se tenant les uns les autres. Nous voilà partis, dans le noir, pour une descente tranquille au rythme de l’eau, les yeux levés vers des centaines de points lumineux qui nous fascinent. Le courant n’est pas fort, et l’eau n’est pas très haute : c’est une balade calme, loin de l’excitation que vendent d’autres prestataires. On aurait aimé plus d’actions, mais on se satisfait tout autant de cette quiétude sur fond de magie.

 

J’aurai pas du manger du chocolat

Plus bas, on pose les bouées, et vu le sourire de Tom, il nous manigance quelque chose. En l’espace de trois secondes, notre guide disparait dans la falaise, juste après nous avoir fait signe de le suivre. Bah oui David Copperfield, bien sur. Je vois la taille du trou par lequel il est passé, et je cherche à comprendre où est la feinte. Tom nous attend de l’autre coté, l’appareil photo dégainé, prêt à immortaliser notre galère. Je regrette les tartines de nutella et les McFlurry du mois dernier. C’est très étroit et moi très large. On enchaine plusieurs cavités, de plus en plus étroites, entre deux sessions de bouées. C’est génial de vivre ça en petit groupe, guidé par un Tom mutin et fun.

On notera qu’un des deux est plus à l’aise…

 

Un Mars et ça repart.

Assis tous les 5 au sommet de rochers, surplombant le cours d’eau qui a dessiné notre aventure jusqu’à lors, on a la chance de profiter d’une boisson chaude et d’une barre de chocolat que Tom à sorti de son sac façon Mary Poppins. L’occasion de se reposer, et de lui poser encore un million de questions. Sur le retour, dernier challenge avec une cavité minuscule : Emily passe, son frère reste coincé, Romain ressort haut la main et moi… je passe mon tour. Ca sent la fin de l’aventure, et personne n’a vraiment envie que ça se termine. Un dernier stop sous une voûte étoilée de vers luisants, et on regagne l’endroit par lequel nous sommes arrivés plusieurs heures auparavant.

 

Quand il n’y en a plus, il y en a encore

A aventure incroyable, fin incroyable. Pas d’autre issue pour sortir qu’un mur de 27 mètres de haut que nous devons escalader les uns après les autres, équipés de nos combiquipuent et de nos bottes de poissonniers. Je ne sais pas si c’est la fatigue ou le vertige, mais j’ai déjà la nausée juste à regarder le mur gluant, bien trop raide pour mon physique empoté.

 

Une expérience inoubliable

Une fois en haut, on remonte tous au van en silence. Comme si le fait de ne pas parler allait prolonger le plaisir de ces instants féériques passés sous terre. Le trajet retour vers le camp de base où nous attend notre douche se fait sans un bruit. On a tous pris une dose de kiff en pleine face, et ça nous laisse sans voix. La douche chaude fait autant de bien que la soupe qui nous attend à l’accueil. Le temps de regarder les photos prises par notre guide, et c’est déjà le moment de partir vers d’autres aventures.


Après avoir croisé les bus qui défilaient pour rejoindre la compagnie la plus connue, on s’est vraiment sentis chanceux de notre boulette au moment de la réservation : nous avons eu la chance de vivre une expérience intimiste, avec un guide disponible et accessible, tout en partageant notre découverte en comité restreint. Cette configuration y est pour beaucoup dans la magie de cette expérience, et une chose est sûre… on n’est pas prêts d’oublier cette journée passée dans les entrailles de la Nouvelle-Zélande !

 

 

La prochaine étape ?
On part à l’assaut de la région de Taranaki !

 

 

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