Bienvenue chez nous !

 

Jeune couple cherche perle rare pour premier achat immobilier motorisé

Avant d’arriver en Nouvelle-Zélande, on avait épluché a peu près toutes les sources possibles pour l’achat d’un van : le bon coin local, les groupes facebook, les sites de backpackers, les sites des concessionnaires… l’idée était, au delà de connaitre le prix des vans selon le marché, de décider si oui ou non on équipait un van vide nous-même. Vu notre durée de séjour limitée, on s’est accordés à dire que passer 3 semaines ou un mois à équiper un van, c’était énorme. Sans compter les frais cachés qu’on aurait forcément oublié ou sous-estimé. Trop risqué. Trop incertain. On partait donc à la recherche d’un van déjà équipé. Mais attention, on devient vieux, pas question pour nous d’acheter la première épave qui passe. On avait nos critères :

 

•  Self contained : Pour pouvoir dormir a peu près partout et réduire notre impact sur l’environnement
•  Moins de 230,000km : Pour rester compétitifs au moment de la revente (on compte environ 15,000km)
•  Discret : Histoire de ne pas être repérés « touristes » à des kilomètres
•  Confortable même par temps de pluie : On veut pouvoir être biens si on doit rester à l’intérieur
•  Bien entretenu : Hors de question d’acheter un van sans historique d’entretien, ou un van de fumeurs
•  Cuisine à l’intérieur : Pas super envie de se geler les glaouï quand on se fait chauffer de l’eau
•  Moins de 7500 dollars : On n’a malheureusement pas encore gagné à l’euromillion
•  Pas plus ancien que 2000 : Le vintage c’est tendance, mais pas là. Juste, pas là.

 


Carte d’identité de notre maison à roulettes

Modèle : Mazda Bongo
Année : 1998
Kilométrage : 236 000

Moteur : Diesel
Boîte : Automatique
Prix : 5000€


 

Bienvenue chez nous !

 

La trouvaille ultime, et dans le timing !

Nous avions loué notre magu’nifaïque van tagué pour deux semaines. Passé ce délai nous étions SVF : Sans Véhicule Fixe. Et un peu dans le caca, on va se le dire. Nous avions donc un peu la pression pour trouver notre pépite. Ah ça on peut dire qu’on en a vu des vans… Mais merci les épaves. L’un avait un petit air de Verdun avec son toit décoré de trous de rouille, l’autre était « presque self-contained mais tu vois faut juste rajouter une planche, un WC chimique, ré-hausser la cuisine, changer les tuyaux et passer la certification » … ouais on refait tout quoi. On a aussi eu les vans de fumeurs : pas mal, jusqu’au premier coup de vent ou tu te croyais dans une boite de nuit un samedi soir avant l’interdiction de fumer dans les lieux publiques. Et puis il y a eu Logan. J’avais vu l’annonce sur facebook, et j’avais réussi à convaincre Romain d’aller « jeter un coup d’œil » malgré le budget bien supérieur à ce que nous voulions mettre.

En arrivant on l’a trouvé petit. En ouvrant les portes, on est tombés amoureux. En roulant, on arrivait à se parler sans hurler pour s’entendre. On a craqué. On s’est regardés comme des enfants en ajoutant systématique « ouais mais c’est cher » à la fin de chaque détail qu’on notait et qui nous faisait craquer. La date butoir pour rendre le van de location approchait, on n’avait rien vu d’un tantinet concluant à date… On craquait… On a fait une offre. Au culot.

 

Alors pourquoi celui-là plus qu’un autre ?

Il ne remplit pas tous nos critères initiaux : la cuisine est à l’arrière et donc extérieure par exemple. Il est de 1998 et comptait 236,000 km à l’achat, aussi. Et surtout il était plus de 2000$ au dessus de notre budget maximum. Ce qui nous a poussé à faire des concessions sur certains paramètres de choix c’est l’impression globale.

1. On n’avait visité que des bouses sur roulettes. Rien de concluant après 10 jours de recherches intensives. Le tic-tac de la fin de location commençait a devenir stressant.

2. La finition et les détails. Si le design extérieur n’a rien a envié à d’autres vans, l’intérieur est comme à la maison. Le précédent propriétaire à tout construit lui-même pendant 3 mois, pensant chaque détail, chaque support à chaussettes, chaque couche de vernis. La cuisine est tellement mignonne qu’on se fait alpaguer par tous les petits vieux qui voient notre cuisine sur les parkings. La nenette avait cousu les housses des coussins à la main « pour que ça tombe parfaitement »… Et on vous le dit, c’est rare dans le monde des vans où la couverture Johnny/Léopard/Tête de loup négligemment posée sur des mousses moisies fait légion.

On t’a parlé de la télécommande pour allumer et éteindre la radio de la voiture depuis le lit quand on est allongés ? Tu trouves surement ça gadget, mais quand tu vis en van, se sentir à la maison dedans, c’est la clef pour kiffer. Oh et puis les rideaux intégrés directement dans la voiture, on a a-do-ré ! Rien de pire que les vans aménagés avec les rideaux mal coupés sans ourlets qui clignotent comme pour dire « viens regarder dedans, c’est tout pourri ».

3. Les vendeurs. Le couple de français à qui nous l’avons acheté nous a tout de suite inspiré confiance. Lui était berger et elle travaillait dans l’apiculture. Ils étaient venus en Nouvelle-Zélande plus par passion pour leurs métiers que pour le pays. Nous avons eu de super échanges avec eux, et ça a compté. Bon après coup, on se dit qu’on s’est peut-être pas mal fait rouler sur le prix et les réparations qui allaient suivre et qu’ils se sont bien gardés de nous mentionner. On y a été à la confiance, et finalement, on se dit que c’était surement ce qu’il y avait de mieux à faire. Peu importe la suite.

 

Visite guidée dans notre maison à roulettes

 

Pourquoi « Logan » ?

Il y a deux écoles dans le monde merveilleux des backpackers : ceux qui trouvent absolument kitch de baptiser leur van, et ceux qui ne résistent pas. On était dans la première catégorie avant de trouver Logan. Puis on est passés dans la section des cul-cul qui donnent un petit nom à leur bolide. Bon, on a quand même évité le style lourdeau qui appelle son van « Essa » (envoie NAZ au 8 32 32 si tu as compris le jeu de mot), ou Sexomobile ou Fangio.

 

Version officielle

Si tu t’es déjà posé la question et que tu as fouiné dans la F.A.Q, tu sais que nous avons appelé le blog Dufresne-Street en clin d’oeil à la rue dans laquelle nous vivions tous les deux à Montréal quand nous nous sommes rencontrés. Il faut savoir qu’au Québec, pour donner son adresse, on parle en croisement de rue : « j’habite sur Ste Catherine et Baudry » par exemple. Et ben tu vas pas le croire, mais quand j’ai emménagé chez Romain, on habitait… « Dufresne et Logan »… Waouh, on a été cherché hyper loin sur ce coup là non ?

 

Version officieuse

Romain vous dira que ça vient surtout du super héro Wolverine, mais je fais semblant de pas entendre pour protéger notre couple et me dire qu’on n’a pas baptisé notre premier achat commun après un Marvel.

 


 

Voilà. On t’a présenté notre premier achat immobilier/véhiculé en tant que couple. Et que vadrouilleurs. On en est tout émoustillés. On a hâte de te montrer encore pas mal de photos de Logan en action sur les routes de Nouvelle-Zélande …!

 

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