Cap au Nord : la région de Whangarei


Je me souviens, avant d’arriver en Nouvelle-Zélande, d’une discussion récurrente que nous avions avec Lily lorsque nous étions en France :

Romain : T’es certaine qu’il ne pleut pas trop en NZ ?
Lily : Mais non ! Tu vas voir il fait trop beau ! Il faut même mettre de la crème indice 80 en été tellement le soleil est mauvais !
Romain : Mais sur les forums ils disent qu’il pleut tout le temps…
Lily : Foutaises et balivernes ! (texte modifié pour s’adapter à notre plus jeune public)
Romain : D’accord d’accord…

Mercredi 9 août 2017, arrivée à Auckland. La douche froide. Autant vous dire qu’on a un peu déchanté. Enfin surtout Lily… Ah, et pour info l’affaire de la crème solaire indice 80, c’est vrai (pour les plus curieux d’entre-vous : explication du-pourquoi du comment ici).

Du coup pour fuir la grisaille de notre première semaine à Auckland, nous avons décidé de mettre le cap au Nord de l’île du Nord, direction dans un premier temps la région de Whangarei !

 

Whangarei, on t’en parle, mais c’est où ? Il faut savoir quoi ?

Whangarei fait partie de la région administrative du Northland
C’est la capitale du Northland, région la plus au Nord de Nouvelle-Zélande
Se prononce « Fangareille » (le « WH » en maori se prononce « F »)
Compte 57 700 habitants
C’est la 12e plus grosse ville du pays (sur les 13 villes officiellement répertoriées dans le pays)
Climat subtropical, proche du climat méditerranéen, avec très peu de périodes de gel
Il existe de très bonnes microbrasseries dans la région, notamment dans la petite ville de Waipu.

 

Balladons-nous à Mangawhai Cliff

Avant d’arriver sur Whangarei, nous nous sommes arrêtés à Mangawhei Heads, pour une petite ballade côtière de quelques heures qui nous a collé une première baffe visuelle et donné un bel aperçu de ce que peut offrir l’île du Nord en terme de paysages. Le sentier débute sur une longue plage de sable fin. C’est beau, c’est paisible (je vous rappelle que nous sommes en hiver en plein mois d’août ici), le soleil est agréable, ça nous change ostie ! Tellement agréable que je me risque à faire péter les muscles le t-shirt !

On commence à moins rigoler quand il faut attaquer la côte sinueuse qui grimpe sur les hauteurs des falaises bordant la plage. Après trois mois de bouffe, d’apéros et de déplacements en voiture en France, autant vous dire qu’on se sent comme des hamsters en surpoids coincés dans leur roue d’exercice.

La vue depuis les hauteurs revient donner du sens à tous nos efforts précédents. Je découvre alors la végétation dense et hyper-diversifiée néo-zélandaise dont me parlait tant Lily : ici les palmiers côtoient les kauris géants ; les étendues d’herbes vertes contrastent avec le sable blanc et l’océan d’un bleu si particulier. C’est beau. Difficile de croire que c’est le plein hiver… On aperçoit parfois, dans les recoins des collines, quelques belles habitations faisant face à l’océan, avec pour seuls voisins les moutons et les vagues… Certainement les demeures secondaires de riches Aucklanders en mal de verdure… (oui, on est un peu jaloux).

 
 

Whangarei : Retrouvailles, cascades et kiwis sur pattes
Hello Mike et Lesley !

En haut : Mike, Lesley et Lily En bas : un possum néo-zélandais et son cousin affreux américain

Nous avions décidé de nous arrêter à Whangarei pour retrouver Mike et Lesley, un couple d’amis que Lily avait rencontré lors de son premier voyage en Nouvelle-Zélande en 2014. Autant vous dire que l’accueil fût excellent ! Tellement excellent que nous sommes restés 3 jours chez eux, à rigoler, échanger sur tout, manger, boire des bières et tester la Marmite

Mike nous a même montré un possum congelé… Un quoi ? Un possum. C’est le cousin australien beau gosse des opossums américains. Plus mignons, mais tout aussi dévastateurs pour l’ecosystème néo-zélandais puisque ces petites bestioles détruisent tout (fruits, végétation, etc.), transmettent la tuberculose bovine et surtout pillent les oeufs des kiwis. Introduit dans le pays pour sa fourrure, ils sont devenus un véritable fléau car sans prédateurs directs, ils prolifèrent à vitesse grand V ; si bien que rouler sur un possum avec sa voiture la nuit est devenu un sport national.

Pour vous dire : ils ont même lancé dans les années 90 une peluche appelée « Scratched possum » (= possum écrasé) avec une trace de pneu sur la poitrine pour inciter les automobilistes à leur rouler dessus… ‘stie de sales bêtes va ! Mike, en plus d’être un chasseur assidu, fait donc partie de cette partie de la population qui remplit son devoir de citoyen : il tue des possums.

 

Mignons petits kiwis

Lors de notre séjour, nous avons aussi visité un Centre de Kiwis (non, pas les fruits), qui possédait un kiwi mâle et un kiwi femelle en captivité. On a passé quelques heures dans le centre à attendre dans le noir la fameuse bestiole, qui a finalement montré le bout de son bec pour quelques furtives secondes.

NOTRE RENCONTRE AVEC UN KIWI : DECOUVRIR L’ARTICLE

Il faut savoir que les kiwis sont des oiseaux très craintifs et très discrets. Ils ne sortent que s’ils se sentent en sécurité, et souvent de nuit. On vous a préparé un bel article éducatif là-dessus, avec une splendide vidéo, comme ça vous pourrez dire vous aussi que vous avez vu un kiwi…

 

De la cascade et de la forêt Messieurs/Dames

Agent 007 des forêts

Whangarei est aussi connu pour ses fameuses cascades. Jamais vraiment fan des cascades (wouhou de l’eau qui tombe et qui fait du bruit !), je dois avouer que celles-ci valent le détour : la végétation luxuriante associée à la brume matinale que nous avions a rendu le tout un peu plus mystique. Je valide.

Nous avons enchaînés par une petite ballade le long du cours d’eau, dans une forêt de Kauris géants. Vous noterez qu’en Nouvelle-Zélande, il est demandé de se laver les chaussures à l’entrée et la sortie de chaque forêt gérée par le DOC. Ceci afin de préserver la végétation des potentiels microbes et autres champignons que nous pourrions transporter sous nos baskets.

 
 

Et la microbrasserie dans tout ça ?

Pour la petite histoire, comme certains d’entre-vous le savent déjà, j’aime les bières artisanales. C’est un fait, je l’assume, même si certaines personnes me croient alcoolique (bisous Maman). J’ai découvert les joies (et le gouffre financier que cela représente) des bières de micro et du brassage artisanal à Montréal il y a deux ans et je me suis dit, crise de la trentaine aidant : « pourquoi ne pas essayer de bosser dans une microbrasserie pour voir ce que c’est de l’intérieur ! »

Après avoir écumé en ligne toutes les microbrasseries de l’île du Nord, je me décidais, un peu alcoolisé par toutes ces recherches, de leur envoyer un CV un peu avant notre départ, histoire de voir où ça me mènerait une fois sur place.

Beaucoup ont décliné mon invitation d’assoiffé ; souvent pour la simple et bonne raison qu’une microbrasserie, ça se gère pas mal tout seul, même lorsque les volumes de bières brassés deviennent si importants qu’ils pourraient étancher la soif d’une petite ville bretonne pour plusieurs jours semaines.

 

McLeod’s Brewery ne m’a pas fermé sa porte (de saloon). Porte que je me suis empressé de pousser un peu plus en passant les voir à notre arrivée dans le Nord. Sans me faire mousser, je pense que je leur ai fait bonne impression. Après deux entrevues, l’affaire était embouteillée : ils voulaient bien me prendre dans la micro mais aussi derrière le comptoir de la pizzeria qu’ils possèdent à Waipu, histoire de faire les 30/35h par semaine que je réclamais.

Seul hic : ils souhaitaient me garder jusqu’en Janvier, ce qui nous laissait seulement 3 mois pour découvrir toute la NZ après, notre projet initial. C’est donc avec un peu d’amertume mais en sachant que je prenais la bonne décision, que je déclinais leur invitation houblonnée. Les bonnes conditions n’étaient simplement pas toutes réunis (autour du bar) pour que le projet aboutisse. Tant pis ! Je ferai de la bière plus tard ! Puis à la place, je crée des badges. Mais ça on te le racontera plus tard…

 

apéro-photos : nos 6 photos favorites de l’album « Whangarei » :

Pour voir toutes les photos c’est par là : Galerie photos

 

 

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2 Commentaires sur "Cap au Nord : la région de Whangarei"

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Avec plaisir ! La Nouvelle-Zélande est une pépite de nature qu’on t’invite à découvrir si tu en as la possibilité !

En voilà un article qui donne des idées de découvertes et de voyages. Merci

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