Je me suis balancé d’un hélicoptère!

Quelle idée de sauter d’un hélico ?!

Samedi 13 mai 2017. Arrivée à Lyon de notre avion en provenance de Montréal. Toute la famille est là pour passer un week-end lyonnais tous ensemble. C’est ce jour là que Lily et ma famille ont choisi de m’offrir, un peu en avance, le cadeau d’anniversaire de mes 30 ans. Quelques semaines auparavant, comme si Lily n’avait pas assez de travail avec les préparatifs du départ, elle s’était mis en tête de contacter toute ma famille et mes amis pour organiser d’une main de maître cette surprise. Et quelle surprise…: Un saut en parachute depuis un hélicoptère au-dessus du massif du Mont Blanc !

Première réaction : « C’est génial ! »
Deuxième réaction : « Par contre c’est chaud, j’ai jamais fait ça ! »

La semaine suivante, RDV est pris avec la compagnie, ce sera le 29 mai au matin ! Je décide de regarder quelques vidéos en ligne pour me faire peur mettre dans le bain avant le jour J (grosse erreur)… Le premier résultat Youtube c’est « saut depuis un hélicoptère qui tourne mal ». Bon ça ne me rassure pas… Lily m’empêche de regarder la fameuse vidéo, je choisis de ne plus y penser (ou pas).

29 mai 2017, le moment de se jeter dans le vide

Le jour du saut, je commence par recevoir un court briefing au sol par un instructeur plus grand et plus musclé que moi :
– C’est avec vous que je saute ?
– Non c’est avec Claude, il est là-bas.
Il me désigne un gars un peu frêle d’1m70 qui court partout.
– C’est le patron de la boîte et certainement un des meilleurs skydiver d’Europe.
Ouf, me voilà (un peu) rassuré.

Je reçois par la suite un gros brief du photographe qui va m’accompagner dans l’hélico :
– Alors tu vas voir l’hélico va se stabiliser à 5000m d’altitude.
– Ah ouais quand même…
– Puis après on va ouvrir la porte de l’hélico, alors tu verras c’est très bruyant avec les pales qui tournent.
– (moi un peu stressé) Ouais j’imagine.
– Puis là c’est la partie un peu complexe qui commence : tu vas devoir t’avancer au bord de la cabine, poser tes pieds sur la patte (large de 5cm) de l’hélico et te mettre debout SANS t’accrocher à rien.
– (moi, de moins en moins serein) Ah mais genre je dois juste pousser sur mes cuisses pour me lever ?!?
– Ouais, et puis t’auras intérêt à te lever fissa parce que Claude qui sera accroché dans ton dos, il n’aime pas les mecs qui ne se lèvent pas vite.
– Mais mais… Et si je bascule dans le vide en me levant…?
– Bah t’inquiète, il faudra bien te jeter dans le vide à un moment alors…
– (moi, livide) Ah oui pas faux mais bon…
– Puis quand vient le moment du saut, Claude va partir en arrière dans le vide, donc surtout essaie de regarder mon objectif sinon les photos seront ratées.
– (moi, à 100 mètres de l’hélico, en PLS dans la voiture) J’irai pas ! J’irai pas !

Bye bye terre ferme, bonjour adrénaline

Sur ces dernières paroles très rassurantes, je m’équipe et en avant ! C’est trop tard pour reculer maintenant, ma famille et mes amis me verront sur la vidéo embarquée et les photos, je ne peux plus me débiner ni même crier. Je reste donc stoïque dans l’adversité et tente de sourire au photographe.

L’hélico décolle, on commence l’ascension au-dessus du massif d’Argentière, c’est magnifique. J’en prends plein les yeux, même s’il faut avouer que ma tête est un peu ailleurs à cause du stress du saut !

Le vol dure 5/10 minutes, on se stabilise au-dessus de la Mer de glace, je sens bien que Claude va ouvrir la porte et que ça va être ma fête. J’essaie de me rappeler les derniers mots du photographe qui me disait « Surtout ne regarde pas en bas quand on ouvre la porte, sinon tu vas stresser encore plus ». En bon trouillard élève que je suis, je ne regarderai pas une seule fois dans le vide durant toute la manœuvre de sortie de l’hélico. C’est sacrément impressionnant une fois debout sur la toute petite barre, avec les pales au-dessus. Claude essaie de me montrer le Mont-Blanc: je n’en ai concrètement rien à f*utre tellement j’ai d’adrénaline dans le corps. Après des secondes qui me paraissent interminables, cet ostie d’Claude se décide enfin à nous jeter tous les deux dans le vide. Et là commence les 5/10 secondes les plus indescriptibles du saut. En quelques mots, je vous dirai juste que j’ai eu l’impression d’être un petit caillou qu’on jetait dans un puits sans fond.

Pour le reste de cet incroyable saut à plus de 200km/h, je crois que les photos et la vidéo ci-dessous parlent d’elles-mêmes.

Refera ou refera pas ?

En tout cas, ce fût une sacrée chouette expérience, impressionnante de bout en bout, qui restera à jamais gravée dans ma mémoire. Un grand merci à tous pour ce super cadeau, et j’espère que vous apprécierez la vidéo (montage © Lily).

 

Notre « apéro-photos » : nos 9 photos favorites du saut :

[ Voir l’album photo complet ]

 

 

 

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1 Commentaire sur "Je me suis balancé d’un hélicoptère!"

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Pierre de coubertin Street

Super article!!! On adore La face de rom

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