Far North, le bout de l’île du Nord

Au nooooooooooord, c’était les Corooooooons … et ben nan, au Nord, tout au bout du bout de l’île du Nord, on retrouve une jolie région qu’on appelle le Far North, ou le North Land, selon la source d’infos. A peine arrivés au pays des kiwis, au volant de notre tout nouveau bolide, on prenait la route pour partir à la découverte de la pointe de l’île, on te raconte.

 

Cape Reinga, le phare (presque) au bout du monde

Le Cape Reinga est connu pour son magnifique phare et ses panneaux jaunes indiquant la distance aux grandes villes comme Tokyo. Ouvert au public, le site marque presque l’extrémité de l’île du Nord. Presque, parce qu’il est considéré à tort comme le lopin le terre le plus au Nord du pays, alors que ce sont les falaises de Surville Cliffs à North Cape, qui gagnent à ce petit jeu. Situées à environ 30km à l’Est du Cape Reinga mais n’étant pas accessibles au public, elles restent dans l’ombre du beau phare paumé.

1300 voitures par jour en été, l’usine à touristes

Depuis 2007 le Cape Reinga est sur la liste de lieux éligibles au patrimoine mondial de l’UNESCO. Malgré la distance pour rejoindre le site, le phare et ses environs font partie des lieux les plus visités de l’île du Nord, avec plus de 120 000 visiteurs par an et pas moins de 1 300 voitures par jour en été. Autant te dire qu’en pleine saison, c’est la foire aux perches à selfie et autres ballets de bus touristiques.

 

Voir la réunion de deux océans, ou l’arnaque à touristes

A mon premier passage en 2014, on m’avait raconté qu’on pouvait assister au magnifique spectacle de la réunion de deux océans, ici même, au Cape Reinga. La bouche grande ouverte, les yeux écarquillés, je profitais de ce spectacle magnifique, cherchant l’endroit ou les eaux de la mer de Tasman et celles de l’océan Pacifique se mêlaient. Et puis plus tard, quand j’ai raconté ma super aventure à un local, sûre d’avoir spotté l’endroit ou les océans se rencontraient, avec ces grosses vagues d’écume. Il a bien ri. Moi, je me suis sentie bien niaise. Les remous qui créent la prétendue zone de réunion proviennent en fait d’énormes surfaces rocheuses au ras de l’eau. Ouais. Je me suis fait avoir par une légende à touristes.

 

Histoire et légendes Maories

Tout le long du chemin qui mène du parking au phare, on retrouve différents panneaux explicatifs en anglais et en Maori, racontant l’histoire du site. L’autre nom de Cape Reinga est« Te Rerenga Wairua », qui siginifie en Maori « le lieu du grand saut de départ des esprits ». Dans la culture Maorie, les âmes des morts vont au Cape Reinga rejoindre l’Au-delà, « Hawaiki ». Il paraitrait même que lorsque la brume recouvre le Cape Reinga, on pourrait entendre les âmes murmurer entre elles… Avec un ciel couvert, des gros nuages bas et une petite pluie fine, on pourrait presque se laisser porter par la légende.

 

Des légendes qui ont un prix

En 2007, face à l’augmentation importante du nombre de touristes et au nom de terres sacrées, la communauté Maorie a réclamé qu’on apporte des modifications considérables aux infrastructures en place sur le site. Le DOC a ainsi annoncé que le parking et les toilettes publiques existants seront déplacés plus loin, sur des terres « non sacrées ». Deux trois tractopelles et 6,5 millions de dollars plus tard, le goudron sera remplacé par des arbres.

 

Faire les enfants dans les dunes géantes de Te Paki

Une fois qu’on en a pris plein les yeux avec le phare, on va en prendre plein les yeux ailleurs. Plein les dents aussi. Du sable. Plein les chicos. Quelques minutes de route, et bienvenue dans un désert de dunes de sable qui font de l’ombre à la dune du Pyla (140m VS 110m, et oui, la taille ça compte) ! Malgré un ciel encore chargé, nous avons sorti les lunettes de soleil, troqué les pantalons pour des shorts, et on s’est aventurés à la découverte de ces immenses dunes.


 

BodyBoard et sable dans l’face

Le sport local consiste à louer une petite planche de bodyboard pour dévaler les dunes, tête la première, GoPro à la main. On loue ladite planche dans un camion en contre-bas, on paie 10 fois trop cher pour 1h d’utilisation, on fait la file indienne derrière les autres touristes, on attend, et on dévale une dune rodée au passage des milliers de grands enfants. Bon tu l’auras compris, on a passé notre tour pour ça. Le sable était trop mouillé de toute façon #radins #frustrés.

 

Le Sahara juste pour nous

Romain s’est tenté à des sprints pour faire peur à son cardio, et moi j’ai profité d’un gommage gratuit. Les jambes, les bras, la face… tout y passé, sans efforts grâce à un vent à décorner les bœufs. De fil en aiguilles, on s’est retrouvés tous les deux, seuls au monde, au bord d’un petit lac qui avait tout d’une oasis au milieu du Sahara. Plus loin ce sont des formations de sable aggloméré qui nous offraient un spectacle lunaire. Du jaune, du vert, du bleu… On en a pris plein les yeux ! On retrouve encore du sable dans les plis de nos vêtements…

 
 

Tane Mahuta, le géant des forêts

Sur la route retour pour Auckland, côté Ouest, nous sommes partis découvrir Tane Mahuta, un Kauri géant, connu pour être le plus grand recensé à date. Le « Seigneur de la foret », son nom en Maori culmine à 51,2 mètres de hauteur pour 13,8 mètres de circonférence. Le tronc à lui tout seul fait 17,6 mètres. Ca ferait du beau meuble télé ça. On estime son âge entre 1200 et 2500 ans (ouais, ils ne se sont pas trop mouillés pour la fourchette d’estimation, on te l’accorde).

Petite déception

Alors je ne sais pas si on devient des blasés insolents du voyage, mais on a eu la même réaction qu’au Mont Saint Michel pendant notre tour de France : « mais c’est celui là là ? Il est pas un peu banal pour être le roi ? ».

Plus protégé que le Pape dans sa Papomobile à une manifestation pour le mariage gay, impossible de l’approcher… C’est peut être l’effet « vu de loin », mais on n’a eu l’effet waouh escompté. Tane Mahuta étant à 3 minutes de marche de la route, on est repartis bien vite, un peu déçus par la Waipoua Forest.

 
 
 

Allez, viens t’en jeter un œil à la galerie photos !

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