Wellington côté ville, we love you. Beaucoup.


 

Phares sublimes, couchers et levers de soleil idylliques, côtes sauvages… On a fait le plein de nature, à s’en faire péter la rétine : la fin de notre périple sur l’île du Nord approchant, on a décidé de prolonger le plaisir avec de nouvelles découvertes… plus citadines ! Bonjour à toi jolie Wellington, on arrive. Et on a hâte.

 

Un planning bien chargé…

En arrivant à Wellington, le programme était bien différent de nos autres étapes : Romain veut boire des bières à s’en décoller le foie, et moi je vise deux jours complets à visiter le musée Te Papa, situé en plein centre. Ils sont loins nos arrêts « cascade à voir », « rando à la journée » et autres sorties nature. On est en ville, et on entend bien en profiter à fond avant notre départ pour l’île du Sud.

 

Bière, apéro, bonne bouffe – repeat

Ça faisait trois semaines que j’entendais mon binôme de vie me dire « j’économise, quand on arrive à Wellington c’est tournée des bars » : je n’y ai pas échappé. Pourtant on n’a pas vraiment économisé (tu le sais puisque tu es un lecteur assidu et passionné de nos bilans mensuels). Wellington, c’est le paradis de la craft beer : des bars à chaque coin de rue et même un barathlon officiel avec un certificat délivré à la dernière brasserie.

Résultat ? On était en terrasse tous les jours. On a traversé la ville à pieds plusieurs fois, dans tous les sens, naviguant d’un bar à l’autre comme deux assoiffés. Enfin surtout un : la bière m’attire autant que l’idée de me faire électrocuter dans mon bain en écoutant du Véronique Sanson. Le porte-monnaie a un peu tiré la tronche, et les serveurs nous regardaient mi-amusés mi-dépités quand on sortait notre jeux d’échec de poche pour se lancer dans des parties endiablées au soleil, au milieu des actifs en costard qui savouraient leur after-work. Parce que oui, si tu ne le savais pas encore, quand tu es 24/7 avec la même personne dans un espace grand comme une baignoire, tu te surprends à faire des trucs de bidochons comme acheter un jeux d’échec de poche. Et pire, t’en servir. En public.

 

Une ville où il fait bon vivre

En profitant de notre statut de sans emploi/domicile fixes touristes, on a eu l’occasion d’observer le quotidien des habitants de Wellington : et c’est plutôt sympa, on te le dit ! Les after-works sont légion, après le travail on fait du kayak ou du SUP, on court, on se baigne, on prend le soleil… On ne souffre pas trop quoi. Et quand on te dit fin de journée, c’est-à-dire qu’on les croise dans la rue à 17h. Oui chers amis Parisiens, c’est dégueulasse, on sait.

Les bars en bord d’océan disposent des poufs géants, des transats, des parasols et de la musique bien kitch pour te faire te sentir en vacances même quand tu ne l’es pas. Les autres bars ont pour la plupart des rooftops hyper cosy et des terrasses plus mignonnes les unes que les autres. On a adoré rester 5 jours : pour une fois ça nous a permis de vivre au rythme des locaux la semaine mais aussi le weekend : rues animées, petits marchés coquets… Quand tu ajoutes à cela un mode de vie tranquille et le sourire des kiwis, tu obtiens une capitale dans laquelle tu te verrais bien vivre.

 
 

Te Papa Museum : une pépite de culture
Une exposition à ne pas manquer : Gallipoli.

Je l’avais découvert il y a trois ans, quasiment jour pour jour, et déjà à l’époque je l’avais adoré. Tout particulièrement pour son exposition sur la bataille de Gallipoli : passionnée par l’histoire qui entoure les deux guerres, cette exposition m’avait profondément touchée. J’avais pu découvrir l’implication de la Nouvelle-Zélande dans le conflit de 14-18, et le réalisme des maquettes et sculptures m’avait laissée sans voix. Autant te dire que quand j’ai su que l’expo était toujours en place, j’avais l’impression d’être une petite obèse devant un magasin de bonbons : il fallait qu’on y aille. Vite. Vite. C’est quand qu’on y va ? On t’en dira plus dans un prochain article !

 

Un musée ludique, interactif et surtout intéressant !

On aura passé un jour et demi à parcourir chaque allée, chaque recoin : on a vu le plus grand calamar du monde, on a créé nos calamars virtuels*… et puis on a pas mal appris. Notamment sur l’histoire du pays, et la colonisation qui a fait tant de ravages.

* Retrouve nos créations artistiques dans leur habitat naturel : le poulpo’Romain et le poulpLily :

 

Le traité de Waitangi : les cicatrices du colonialisme

On est toujours partagés sur les différents points de vue entre Maoris et Pakehas, les uns se sentant encore incompris et bafoués quand les autres considèrent qu’ils ne sont plus « tant » redevables.

Un étage est consacré au traité de Waitangi, qui a forgé la Nouvelle-Zélande avec le visage qu’on lui connait encore aujourd’hui. Pour te la faire courte, c’est quand la couronne britannique s’est pointée ici, avec un papier traduit aléatoirement (enfin, surtout les termes peu importants comme « souveraineté », « allégeances »… des broutilles quoi) et plein de missionnaires en charge de faire signer ledit papier aux chefs de tribus maoris. On les a pas mal aidé en les convertissant au christianisme, leur filant des cadeaux et sûrement un peu de piquette. Ils ont signé. On les a dépossédé de leurs terres. On a bafoué leurs droits. On les a écarté de la vie du pays.

L’arrivée des colons, la disparition des terres Maories…

Sur l’illustration de gauche, on visualise clairement en rouge l’évolution de la surface de terres possédées par des propriétaires Maoris entre 1846 et 1939 : l’arrivée des colons a eu un impact plus que significatif sur le territoire, la culture, et les relations entre les peuples.

Réparer le passé

Les choses ont commencé à bouger en 1975 avec la création d’un tribunal visant à « réparer » les erreurs du passé. L’exposition cherche à vulgariser au maximum cette partie de l’histoire dont les britanniques ne sont pas vraiment fiers : ils ont la dignité de reconnaitre ce qu’ils ont fait, en bien mais aussi et surtout en mal. On aimerait que tous les pays colonisateurs aient la même lucidité sur leurs actes passés. Et mettent en œuvre les mêmes efforts pour que chacun trouve sa place.

 
 

Wellington, une boulette par jour.
L’appareil-photo gate

Et le grand vainqueur du César de la meilleure bourde… ROMAIN ! Roro qui « oublie » l’appareil photo au musée. Posé, bien au calme, dans un petit coin. Et c’est 24h plus tard qu’on réalise qu’on ne l’a pas. Et la, c’est la panique. Branle-bas de combat : traverser tout Wellington, courir au musée, s’entendre dire qu’ils n’ont rien trouvé, foncer au bar de la veille, s’entendre dire la même chose, foncer à la police, faire une déclaration de vol… Et penser que c’est quand même pas d’bol dans un pays de gens honnêtes, de tomber sur le seul gland qui a trouvé un appareil photos mais ne l’a pas ramené. Revis la scène comme si tu y étais :

On regarde combien de photos on a perdu. On regarde aussi les prix pour un nouvel appareil, puis on frôle l’infarctus. On essaie de rire, mais quand on y arrive c’est nerveux. On réalise à ce moment qu’en trois semaines de photos non sauvegardées, on risque de perdre tellement de souvenirs : les journées s’enchainent et les photos s’accumulent sur l’appareil : bye bye les levers de soleil magiques, les moments du quotidiens qu’on a voulu immortaliser… Boum, un coup au moral !

Romain retourne au musée pour demander à voir les images de vidéo surveillance (il a trop regardé OSS117… mais bon, je le laisse y aller… si ça l’occupe…) et revient … avec l’appareiiiiiiiiil ! Il n’avait pas été enregistré en pièce perdue lors de notre premier passage, mais l’était au deuxième ! Pour fêter ça, on se paie un verre (on te l’a dit, on a écumé les terrasses).

 

Le hors forfait le plus cher de l’histoire

Et le grand vainqueur du César de la boulette la plus chère… ROMAIN ! Décidément… Romain qui vit les heures les plus sombres de sa vie en recevant une notification de hors forfait de la part de Free. Dépassement de data en consommation de 3G à l’étranger. Autant Free nous régale avec un forfait au prix des cacahuètes (0,99€ par mois pour 25Go d’internet), autant avec le hors forfait ils ne font pas rire : 3,95€ le mega. Ça fait cher la photo rigolote envoyée à tata Georgette sur Whatsapp. Vu l’utilisation internet du moment, on commence à prorater une facture à 4 chiffres. Pas serein le Romain…


(c’est cadeau pour les plus nostalgiques de l’époque)

 
 

Attractions a touristes : c’est pour nous !
Visite des studios Weta : bienvenue au pays des Goblins

Faute de ferry, on part découvrir les studios Weta, connus pour avoir créé les créatures du seigneurs de anneaux et produit les effets spéciaux de toute la trilogie. Sur place on a appris qu’ils ont aussi collaboré avec les producteurs d’autres succès comme King Kong ou Avatar. On en reste à la partie gratuite du musée (pas trop tentés par le tour en bus à 45 dollars avec les perches à selfies touristes chinois).

 

Carlucci Minigolf : lieu insolite pour aller taper la baballe

Des semaines qu’il me casse les pieds me parle de son attraction fétiche repérée près de Wellington… Un minigolf. Bon, tu ne le vois pas, mais là présentement en écrivant ça, j’ai une tête identique à celle de l’émoticone « blasé » sur ton téléphone. Comme je sais qu’il est au bout de sa vie à cause de la facture de téléphone qui n’arrive pas et qu’on a de toute façon pas de ferry… allons-y. Finalement on passe un super moment dans un environnement complètement atypique, et on se prépare pour une courte nuit de 2h avant d’embarquer sur le ferry (cf. teasing sur le mystère du ferry foiré).

 

 


Pour la galerie de Wellington, c’est ici qu’il faut cliquer !

La prochaine étape ? On part pour Picton, sur l’île du Sud!


 

 

 

 

PS : Bon finalement 4 jours après, à réception de la facture, on a calmé nos artères en faisant retomber la pression : finalement ils n’ont rien compté en hors forfait malgré la saison 17 de Koh Lanta en streaming. Reste à récupérer les quelques organes qu’il a vendu dans une ruelle sombre en prévision de la maudite facture.

 
 

error: Uh oh ... contenu protégé !